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Des allumettes dans un musée numérique

Trois questions à Claire Marsollier, chargée de mission à la mairie de Trélazé, au sud d’Angers, pour la valorisation patrimoniale et artistique du site de la manufacture de la Seita.

Comment en êtes-vous arrivée à travailler dans le domaine de la valorisation des patrimoines ?
J’y suis arrivée sur le tard. Après une licence d’histoire, je me suis orientée sur un master en valorisation des patrimoines. Cette formation m’a apporté un socle théorique sur les outils et les manières de valoriser, les aspects juridiques. J’ai ensuite travaillé à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) où je me suis occupée de la conservation des monuments historiques. J’y ai beaucoup appris. 
 
Quel sont les contours du projet de réhabilitation de la manufacture de Trélazé ?
Il y a avait à Trélazé une grande manufacture d’allumettes. Elle s’étalait sur 7 hectares. Il y a quelques années, un bailleur social, Le Toit Angevin, a racheté le site pour construire des logements sociaux. Il y a eu un début de destruction mais les associations locales ont tout de suite réagi. Du coup, un partenariat s’est monté entre la ville, la DRAC et Le Toit Angevin pour réhabiliter l’usine. A terme, l’ensemble des bâtiments constituera un parc HLM.
 
Quelle forme prennent les actions de valorisation avant cette phase de réhabilitation ?
Il y a deux pans. Dans un premier temps, nous avons recueilli la parole des anciens ouvriers. Il y avait urgence, car tous ces gens sont âgés. La manufacture a fermé ses portes en 1981. S’est ensuite posée la question de la diffusion de cette parole. Nous avons organisé des conférences et des “rencontres mémoire”. L’idée du musée numérique sur internet s’est alors imposée. L’autre volet de la valorisation consiste en l’accueil de compagnies d’artistes en résidence. Ils s’inspirent du site dans leurs créations.
Propos recueillis par Laurent Salters

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