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Résistances antibiotiques

La crise de la vache folle a cristallisé les excès d'une certaine industrie agroalimentaire.

L’utilisation d’huiles essentielles dans l’alimentation pour animaux ne date pas d’hier. “Nous travaillons dessus depuis 1997 au laboratoire”, confirme Denis Bellenot, responsable du service phytochimie et normalisation de l'Institut Technique Interprofessionnel des plantes à Parfum, Médicinales et Aromatiques (ITEIPMAI).
Mais depuis 2006, date à laquelle la législation européenne a interdit l'addition d'antibiotiques comme "facteurs de croissance" dans les alimentations animales, les huiles essentielles sont apparues à certains industriels comme une alternative naturelle à l'usage des antibiotiques. 
L’utilisation vétérinaire des antibiotiques est bien sûr maintenue. Un animal malade (et souvent tout le troupeau) peut recevoir des antibiotiques de manière ponctuelle mais il faudra observer un certain délai avant son abattage et sa consommation.
Aux Etats-Unis, les antibiotiques comme facteurs de croissance – c'est-à-dire servis avec l'alimentation - sont toujours autorisés. Même si cette interdiction ne bouleverse pas l’industrie agroalimentaire qui avait pris les devants, elle est néanmoins le symbole d’une certaine prise de conscience des excès d’un productivisme poussé à outrance.
L.Salters

Infos complémentaires

Retrouvez les informations de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), appelée aussi « maladie de la vache folle », sur le site du ministère de l'agriculture.

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