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Virtuel concret !

Depuis le milieu des années 80, l’association CLARTE accompagne toutes sortes de projets liés aux réalités virtuelles et augmentées. Sur VirtualiTeach, l’association est leader. Pour CLARTE, l’originalité du projet réside dans son aspect pédagogique.

L’association travaille plus souvent avec le monde de l’entreprise. “Ce ne sont pas les mêmes contraintes, confirme Thomas Lopez, chef de projet chez CLARTE pour VirtualiTeach. Les dispositifs doivent être adaptés à l’environnement des lycées. Le matériel doit être robuste sans nécessiter de maintenance. Or, dans ce type d'environnement, la détérioration est un enjeu. C’est très différent dans le monde de l’entreprise. Les professionnels sont plus enclins à faire attention.”
D’un point de vue technique, trois dispositifs ont été imaginés. Il y a d’abord la V-Station : 1 écran pour diffuser de l’image et un bras avec retour d’effort. L’élève porte en sus des lunettes 3D - comme celle du cinéma - pour percevoir les reliefs. Pour la V-Station, 6 granules ont été imaginés : transmission de puissance, force de frottements, résistance des matériaux, etc.

Le V-screen reprend la même idée que la V-Station mais l’écran - beaucoup plus grand - est sur un mur. Le V-screen est essentiellement consacré à l’exploration de maquettes en 3D. Par exemple, s’immerger dans une maquette à l’échelle 1 d’un bâtiment dessiné par les étudiants. Dans ces deux dispositifs, une caméra suit les mouvements des lunettes portées par l’utilisateur. De cette manière, le décor évolue et calcule en temps réel l’évolution du décor. Troisième et dernier dispositif : les lunettes 100 % immersives. Le casque Oculus Rift, dernier cris en matière de réalité virtuelle immersive, est utilisé. Les travaux se passent en hauteur, sur la nacelle. Attention, en cas de vertige, mieux vaut s’abstenir !
Des questions se posent alors, très concrètes, concernant l’introduction de ces nouveaux dispositifs dans les lycées professionnels : quelle place physique donner à ces dispositifs. Faut-il les inclure dans les classes, ou bien faut-il avoir une salle dédiée ? Selon quelle organisation les classes vont-elles fonctionner ? Par groupes ? “C’est une expérimentation, tient à remarquer Thomas Lopez. Au final, il va falloir quantifier ce qu’apportent réellement ces outils à l’enseignant et aux élèves.”

L. Salters

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