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La Cité de l’Objet Connecté pour inventer les appareils de demain

Lunette, serrure, canapé et même plante verte… Tous les objets de notre quotidien seront bientôt « intelligents », connectés en permanence à Internet. A Angers, la Cité de l’Objet Connecté propose des moyens humains et matériels aux startups qui souhaitent développer ces objets du futur.

Thermostat connecté Nest. ©Nest

Une montre qui surveille votre état de santé ? Un réfrigérateur qui passe commande de bouteilles de lait quand elles viennent à manquer ? Un canapé qui allume votre télé sur vos chaînes préférées ? Reliés en permanence au Web, ces objets feront demain partie de votre quotidien. « Le marché des objets connectés est plein de promesses. Les études annoncent que dans quelques années, les appareils intelligents seront plus de 80 milliards : automobiles, montres, réfrigérateurs, lampes… » estime Philippe Menard, directeur opérationnel de la toute nouvelle Cité de l’Objet Connecté.

Créé à Angers près du parc des expositions, cet espace de 1 800 m² a été conçu pour les créateurs d’objets intelligents. « C’est un accélérateur industriel où les porteurs de projets trouvent des moyens humains et matériels pour passer de l’idée à la production. » Sur place, des ingénieurs spécialisés en plasturgie, mécanique ou électronique conseillent et accompagnent les entrepreneurs « sans faire le travail à leur place ». Ils les aident aussi à utiliser les différentes machines et outils mis à leur disposition. Logiciel de Conception Assistée par Ordinateur (CAO), imprimantes 3D, machine de découpe laser… permettent de créer un prototype et d’aller jusqu’à la production. « Ce qui nous différencie des Fab Lab, ce sont nos trois mini-usines électrique, mécanique et de plasturgie. Elles permettent l’industrialisation en présérie de quelques centaines ou quelques milliers d’exemplaires pour tester les nouveaux objets sur les consommateurs. »


La Silicon Valley des objets connectés

L’ambition est de créer ici une véritable « Silicon Valley des objets connectés ». Et le choix d’Angers pour construire ce « campus numérique » ne relève pas du hasard. La ville accueille de nombreuses entreprises électroniques et la présence de l’université, d’écoles d’ingénieurs en informatique, électronique et télécom a bien évidemment pesé dans ce choix d’installation. « C’est une ville riche en matière grise, elle présente de véritables compétences High Tech » résume Philippe Menard. Et le directeur opérationnel de se féliciter « d’avoir déjà reçu plusieurs centaines de demandes d’informations avant même que la Cité n’ouvre ses portes. Nous nous attendons à accueillir jusqu’à 50 startups cette année et selon nos prévisions, elles seront 170 d’ici 3 ans ».

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