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La révolution des objets connectés est en marche

Intelligents et communicants, les objets connectés s’installent dans nos maisons, nos véhicules, nos bureaux ou nos usines pour améliorer la gestion du quotidien. Et ce n’est qu‘un début…

Piloter nos voitures, surveiller nos maisons, optimiser la collecte des déchets, renseigner sur notre état de santé ou le trafic routier… La liste des applications des objets connectés est longue et n’en finit pas de s’allonger. Mais de quoi s’agit-il exactement ? « Il s’agit d’objets qui vont au-delà de leur fonction première, qui apportent un service à valeur ajoutée » résume Richard Perdriau, enseignant-chercheur responsable de l'option électronique des objets connectés à l’École supérieure d'électronique de l'Ouest (ESEO). « Une lampe par exemple a pour fonction d’éclairer, mais aujourd’hui elle peut aussi diffuser de la musique. » Capables d’émettre et de recevoir des données, les objets connectés communiquent sans fil et s’appuient sur des réseaux de serveurs informatiques, le « cloud », afin d’interagir avec leurs utilisateurs. « D'ici 2020, le monde devrait en compter 50 milliards pour près de 8 milliards d’habitants, précise l’enseignant. Chaque personne possédera alors entre 6 et 7 objets connectés ! ». Cette révolution est déjà en marche : 15 milliards d’objets étaient connectés à Internet en 2012 contre 4 milliards en 2010*. Ils prolifèrent aujourd’hui dans vos maisons, au bureau, dans les transports… avec une promesse : nous apporter un plus dans notre gestion du quotidien.

Vous avez un chat ? Imaginez qu’un jour vous oubliiez de remplir sa gamelle avant de sortir. Pas de panique, grâce à un distributeur de croquettes connecté, vous pourrez connaître la quantité de croquettes restantes et, si nécessaire, refaire le plein avec votre smartphone ! Cette innovation est déjà une réalité à l’ESEO. Des élèves-ingénieurs développent en effet un distributeur baptisé « Croquéo » dans le cadre de leurs études. Dans cette école d’Angers, d’autres étudiants travaillent sur un détecteur de fumée connecté ou sur le « Thermostout, le thermostat qui fait tout ». « La réalisation de ces objets qui embarquent leur propre intelligence nécessite des connaissances qui vont de l’électronique à l’application pour smartphone, détaille Richard Perdriau. Et de nouveaux métiers se développent, notamment celui de "data scientist", le spécialiste du Big Data en charge de valoriser la multitude de données générées entre autres par les objets connectés. Les métiers de la sécurité informatique ont également de beaux jours devant eux. »


Objets connectés et nouvelles technologies

Les chercheurs et élèves-ingénieurs de l’ESEO vous invitent à découvrir la « face cachée technologique » des lunettes connectées à réalité augmentée, d’un casque équipé de capteurs d’électro-encéphalogramme qui peut lire dans vos pensées ou d’une plante qui vous parle !

Rendez-vous les 10 et 11 octobre au Village des sciences installé sur le campus Arts et Métiers d’Angers dans le cadre de la Fête de la Science.

« Nous vivons une vraie révolution technologique, renchérit Ana Loizeau. Cette ingénieure de recherche travaille au sein d’ESEO-Tech, dans le service Ingénierie et Innovation de l’école d’ingénieurs. Elle aide les entreprises de la région à développer des objets connectés. « Aujourd’hui on parle beaucoup des usages pour le consommateur final mais dans les prochaines années, les objets connectés vont aussi bouleverser le milieu industriel et médical ». Ils offrent en effet de nombreuses perspectives en télémédecine et on imagine aujourd’hui des « usines connectées » qui permettraient de gérer la logistique ou la maintenance de machines. « La France affiche une très bonne santé sur le marché des objets connectés, conclut Richard Perdriau. Nous avons des entreprises à la pointe et notre région a un potentiel d’innovation important dont la Cité de l’Objet Connecté est une illustration ». Et de citer l’exemple d‘Eïsox. Cette start-up a été créée par deux diplômés de l’ESEO qui ont mis au point une « tête thermostatique intelligente ». Ils font partie des rares candidats sélectionnés pour un concours organisé en décembre dans le cadre du salon « Designers Of Things » de San José, la « capitale » de la Silicon Valley en Califonie.

Kogito.fr


* selon le rapport « Outlook for the top 8 vertical markets » publié par l’IDATE en 2013

© Richard Perdriau / ESEO

 

Ailleurs sur le web

 

Infos complémentaires

La Fête de la Science dans le Maine-et-Loire

Du mercredi 7 au dimanche 11 octobre, rendez-vous pour des animations, des ateliers, des conférences ou des expositions afin de mieux comprendre l’impact de la science dans notre quotidien. Sélection.

De Chappe au numérique : évolution des télécommunications
Télégraphie optique et électrique, téléphonie manuelle puis automatique… Remontez l’histoire des télécommunications, de la fin du XVIIIe siècle à notre société connectée d’aujourd’hui, à travers des expositions, des ateliers et des démonstrations.
Exposition, Orangerie du domaine de Pignerolle, du 7 au 11 octobre de 10h à 18h30.

De la lumière…aux origines et applications variées
Réalisez un modèle de lampe à incandescence ou recherchez des traces de sang tels des experts en criminalistiques pour découvrir les diverses propriétés de la lumière.
Animation, Village des sciences dans l’Hôtel de ville de Saumur, les 10 et 11 octobre de 14h à 18h.

Vêtements porteurs de lumière et textiles connectés
Découvrez et expérimentez 5 prototypes de vêtements « porteurs de lumières ».
Animation, Galerie des sciences dans l’Hôtel de ville de Cholet, les 10 et 11 octobre de 14h à 18h.

 

> Programme complet de la Fête de la Science dans le Maine-et-Loire

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