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Le végétal en Anjou, 600 ans d’histoire racontés dans un livre

Beau livre, « Du roi René à Végépolys - Les plantes naissent et fleurissent en Anjou» décrit et explique les liens étroits entre le végétal cultivé et la région Pays de la Loire. Il est signé par Jean-Luc Gaignard, directeur stratégie de Terre des Sciences à Angers.

Ouvrage de Jean-Luc Gaignard, accompagné par un comité de lecture, préfacé par Jacques-Antoine Cesbron, Président de Végépolys.

Comment expliquer les liens forts entre notre région et le végétal ?

En Anjou, la diversité de la géologie a permis aux paysages d’être cultivés par l’homme. Cette richesse du sol et des territoires a encouragé la culture des fruits, des légumes, des plantes médicinales, des fleurs, des semences et de la vigne. Ces cultures sont encore aujourd’hui liées à l’identité de la région. La Loire a eu aussi un rôle essentiel. C’est grâce au fleuve qu’arrivaient autrefois les plantes découvertes par les grands explorateurs. Elles étaient ensuite plantées au Jardin des Apothicaires de Nantes (aujourd’hui le Jardin des Plantes) puis transférées par la Loire au Jardin du roi à Paris. Ces plantes se sont adaptées à notre climat et à nos sols. Jusqu’à l’arrivée du train, les plantes étaient exportées par la Loire.

 

Au cours de ces six siècles d’histoire, quels sont les évènements qui vous ont marqués ?

Je retiendrai le XIXe siècle avec la naissance de l’horticulture ornementale. André Leroy, célèbre pépiniériste exploitait 180 ha en Anjou. Il avait même une succursale à New York ! C’est à cette époque qu’apparaissent les Colporteurs de l’Oisans qui s’approvisionnaient en Anjou et vendaient en Europe. Venus des Alpes, ces hommes quittaient leurs montagnes enneigées l’hiver pour devenir marchands de plantes ambulants. Certains sont restés chez nous et ont créé de grandes entreprises qui existent encore aujourd’hui. Vers la fin du XIXe siècle, « la folie des roses » va peu à peu s’emparer des familles bourgeoises. Elles croisaient des rosiers et obtenaient des hybrides uniques. Fin du XXe siècle les entreprises, les laboratoires et les établissements d’enseignement technique et supérieur se sont rapprochés dans l’esprit de la Silicon valley pour travailler en réseau et innover pour la compétitivité de notre région. Dèbut du XXIe siècle, le pôle Végépolys est créé.

Quel avenir pour le végétal ?

La ville de demain sera végétale. Elle en a besoin pour tempérer son climat, limiter l’érosion et pour notre cadre de vie. Avec l’augmentation du nombre d’habitants dans les villes, l’agriculture urbaine doit aussi se développer, c’est le concept de la ville vivrière. Le végétal devient aussi un produit touristique et donc une opportunité économique, à l’image du parc Terra Botanica et au fil de la Loire dans une Vallée des jardins et des paysages. Enfin, reste à relever pour nous le défi du développement durable, dans lequel le végétal aura un rôle clé pour répondre aux besoins des générations futures.

 

Du roi René à Végépolys - Les plantes naissent et fleurissent en Anjou

Jean-Luc Gaignard, Terre des Sciences - Terra Botanica - Végépolys, 2016, 180 p., 500 photos légendées, 22€

Kogito.fr

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Infos complémentaires

L’auteur 

Jean-Luc Gaignard est aujourd’hui le directeur stratégie de Terre des Sciences, le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle d’Angers. Ingénieur de recherche à l’INRA pendant 40 ans, il a été étroitement associé au développement de ce pôle qui regroupe les entreprises, les centres de recherche et des établissements de formation. Son objectif est de contribuer au développement de filières spécialisées dans le végétal en Pays de la Loire. 

http://www.terre-des-sciences.fr

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