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A la poursuite des cellules souches

Biotechnologies

Actualité scientifique
Microinjection, à l'aide d'un laser XYClone, de cellules souches embryonnaires. © Inserm / Latron Patrice

A Nantes, des chercheurs s’attachent à mieux comprendre comment les cellules pluripotentes induites (iPS) se différencient.

Le Centre pour la recherche en transplantation et immunointervention nantais collabore avec la toute nouvelle plateforme de production d’iPS. (En anglais, iPS pour induced Pluripotent Stem cells. En français : Cellules souches pluripotentes induites.)
Laurent David, jeune chercheur récemment arrivé à Nantes, prend en charge cette technique de pointe. “En termes de recherche, notre objectif est de comprendre pourquoi une cellule iPS que l’on reprogramme va se développer dans un sens plutôt qu’un autre, détaille Laurent David. C’est ce que l’on appelle le destin cellulaire. Qu’est-ce qui le régule ? Pour le comprendre, nous procédons à l’étude de la pluripotence in vivo et in vitro, et nos collaborateurs forcent la différenciation vers certains types cellulaires spécialisés, tels que des hépatocytes (cellules du foie - NDLR).”
Dans le domaine de la thérapie cellulaire, les cellules souches représentent le nerf de la guerre. Pourquoi ? Parce qu’elles ont la particularité de se différencier en plusieurs types cellulaires et de proliférer en culture. Cela les rend extrêmement intéressantes pour certains traitements. Mais pour les obtenir, il faut aller les chercher soit chez l’embryon, soit chez le foetus. Les questions éthiques, liées au fait de toucher aux premiers stades de la vie, rendent les travaux difficiles.
La découverte des iPS en 2007 a changé la donne et marque un moment important dans l’histoire des sciences. Elle revient à deux équipes : celle de Shynya Yamanaka, au Japon, et celle de James Thompson, aux Etats-Unis, qui présentèrent une nouvelle méthode d’obtention de cellules souches embryonnaires humaines. Leurs protocoles impliquent d’injecter un cocktail de quatre gènes à des cellules de peau pour les “reprogrammer” et les ramener à l’état de cellules souches embryonnaires.
La mise en culture des iPS en fonction des patients permettra d’élaborer des thérapies ciblées, beaucoup plus efficaces et avec beaucoup moins d’effets secondaires.


Schema : Les cellules pluripotentes induites (IPS). © Inserm / Koulikoff Frédérique

 

L.Salters

Informations complémentaires

Continuez vos recherches sur les cellules IPS en consultant le dossier spécial "Les cellules pluripotentes induites (IPS)" de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale).

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