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La collaboration ALICE, une diversité de métiers

Pour fonctionner, une expérience aussi complexe qu’ALICE nécessite aussi bien des chercheurs que des ingénieurs ou des techniciens. © 2003 CERN

Trois questions à Guillaume Batigne, chercheur de SUBATECH, à Nantes, et membre de la collaboration ALICE, au sein du Cern, à Genève.

Quel est votre parcours académique ?
 
Après le baccalauréat, j’ai fait une prépa scientifique puis intégré l’école d’ingénieurs PHELMA, à Grenoble, spécialisée en physique, électronique et matériaux. Ensuite, j’ai suivi un master II de physique nucléaire à dominante théorique, qui m’a conduit vers un doctorat sur la structure intime des composants du noyau atomique, réalisé à Grenoble. L’ensemble représente huit années d’études après le BAC. J’ai ensuite passé deux années dites post-doctorales dans un laboratoire en Italie, avant d’intégrer le laboratoire SUBATECH à Nantes. 
 
Est-ce la seule voie possible pour devenir physicien des particules ? 
 
Non, outre la voie prépa / école d’ingénieurs, on peut également faire tout son parcours académique à l’université. Ou bien commencer à l’université avant d’intégrer une grande école ou une école d’ingénieurs en dernière année. Dans tous les cas il faut néanmoins poursuivre avec un master II et une thèse de doctorat. 
 
Pour autant, il n’y a pas que des chercheurs qui travaillent sur l’expérience ALICE à laquelle vous collaborez ?
 
Absolument. De nombreux corps de métiers sont nécessaires pour mettre en place une expérience d’une telle complexité. Des chercheurs bien sûr. Mais également des ingénieurs et des techniciens, dont le niveau de formation va du BTS au doctorat. Et ce dans de très nombreuses disciplines, de la physique à l’informatique, en passant par l’électronique, la mécanique ou les systèmes embarqués. L’éventail des métiers et des compétences est extrêmement large. 
 
Propos recueillis par Mathieu Grousson
  

Infos complémentaires

  • Consultez le site : Formation Master 2 spécialité Applications et recherches subatomiques