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La révolution génétique

Pommiers en serre. © N.Mansion - Inra

Pour François Laurens, ingénieur de recherche à l'INRA, une révolution génétique est en marche.

Il y a encore peu, les chercheurs travaillaient sur une centaine de marqueurs génétiques. Avec les techniques de séquençage des génomes, les possibilités sont démultipliées. "Dès 2010, nous avons monté un projet pour travailler sur 3 000 marqueurs, raconte François Laurens. Mais les technologies n’ont eu de cesse que d’évoluer, les  coûts du génotypage ont diminué. Aujourd’hui pour le même prix nous génotyperons nos descendances avec une puce contenant 20 000 marqueurs ! Nous travaillons actuellement sur une nouvelle puce qui contiendra plus  de 500 000 marqueurs. C’est un challenge continuel. Ce que l’on a prévu à un moment T évolue très vite".
A l’INRA, les chercheurs en génétique, pour leurs recherches d’amont, travaillent majoritairement en amont sur des espèces modèles. La plus connue d’entre elles étant Arabidopsis, une plante poussant sur des terrains secs et sablonneux avec un "petit" génome. "Mais avec les données de séquençage, nous pouvons accéder à des méthodologies et des résultats très proches, constate le chercheur. Bien sûr, il faut relativiser. Même si les enjeux économiques sont importants, la pomme est moins importante que le blé". Il n’empêche, le séquençage rebat les cartes de la recherche en horticulture.
Laurent Salters

Infos complémentaires

  • Le choix d'une plante modèle, ayant le plus petit génome possible, permet d'analyser et d'utiliser les informations obtenues pour l'étude des génomes plus complexes et plus grands.