Vous êtes ici

Le déclic...sonore

Vincent Tournat © Le Labo des savoirs
Trois question à Vincent Tournat, chercheur CNRS au Laboratoire d'Acoustique de l'Université du Maine (LAUM).
 
Vous êtes né au Mans et y avez fait vos études. Vous y vous travaillez maintenant. Est-ce voulu ?
 
A l'origine, non. Après mon bac et deux années de prépa, j'avais plutôt envie de liberté, de quitter les amarres familiales. Mais, sans idées précises sur ce que je voulais faire, je suis resté au Mans où j'ai embrayé sur des années de physique à l'université. Le déclic pour l'acoustique ? Je ne l'ai eu qu'après une année sabbatique passée au Canada et en Suède, à faire des petits boulots, à prendre du recul. Aujourd'hui, mon métier m'amène à beaucoup voyager. Chaque année, je pars un à deux mois à l'étranger pour participer à des colloques ou collaborer avec des collègues étrangers. Et puis, pourquoi partir du Mans alors qu'il y existe l'un des plus importants laboratoires de France dans le domaine de l'acoustique ! 
 
Quels sont les parcours menant à votre métier ?
 
Ils passent soit par les grandes écoles, soit par l'université, puis par un doctorat de 3 à 4 ans. Après, pour postuler à des postes de chercheurs, la réalisation d'un ou deux post-doc dans un pays étranger, sur un domaine de recherche différent, est aussi quasi-obligatoire. Quand on obtient un poste stable, on a souvent plus de 30 ans !
 
Quels sont les autres métiers possibles après des études d'acoustique ?
 
Il existe de nombreux métiers hors du milieu académique, notamment dans les services de R&D des grands groupes des transports terrestres et aéronautiques (Renault, Peugeot, la RATP, EADS ...), de l'énergie (EDF,...)..., mais aussi dans les bureaux d'études qui s'intéressent à l'acoustique dans les maisons, les immeubles, les entreprises, les villes. Les besoins vont du technicien supérieur au chercheur, en passant par l'ingénieur.
 
Propos recueillis par Gaëlle Lahoreau

Infos complémentaires