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Prévention sonore : les ados en coeur de cible

Les possibilités de surexposition sonore pour les jeunes sont diverses © Thinkstock

Les jeunes adultes sont particulièrement exposés aux excès sonores. Des mesures simples peuvent souvent faire la différence.

La techno, pour certains c’est de la musique. Pour d’autres, c’est simplement du bruit. Tout est histoire de point de vue”, explique Gilles Barbier, responsable de la cellule bruit à la Mairie du Mans. Au sein du service environnement et en tant qu’inspecteur sanitaire, son rôle comporte plusieurs facettes. “J’ai trois activités : contrôle, information et prévention.” Et dans ce dernier domaine, la cible, c’est d’abord le public adolescent. “Je vois des jeunes qui se retrouvent avec des oreilles de personnes âgées alors qu’ils ont à peine 30 ans”, relate Gilles Barbier.  Selon les standards de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un individu ne doit pas être exposé plus de 40 heures par semaine à 85 décibels. “C’est comme si vous mettiez votre tête à 50 centimètres d’un moteur de camion en marche, renchérit Gilles Barbier. Plus fort, on est obligé d’élever la voix pour se faire entendre. Dans une boîte de nuit par exemple on est à environ 98 décibels. Là, il ne faut dépasser les 45 minutes par jour.
Smartphones, baladeurs numériques, jeux vidéos, ordinateurs, jeux en ligne etc... Les possibilités de surexposition sonore pour les jeunes adultes sont multiples. Le tout le plus souvent avec un casque sur les oreilles. Il n’est pas rare aujourd’hui de croiser des adolescents dans la rue un casque sur la tête qui passe de la musique alors qu’en parallèle, ils sont en conversation... Le casque est même devenu un objet de mode. “Le plus important est surtout la durée, insiste Gilles Barbier. Il ne faut pas trop de bruit trop longtemps à dose élevée.” Car le son peut provoquer des dégâts irréversibles.
Dans nos campagnes de prévention, nous déconseillons très fortement par exemple les casques intra-auriculaires, explique Gilles Barbier. Ce sont les plus nuisibles car proches des tympans. En plus, comme très souvent l’écoute est parasitée par les bruits extérieurs, les utilisateurs ont tendance à pousser le son au maximum”. Selon Gilles Barbier, les gros casques à coussinets ont le mérite d’atténuer la puissance des sons. A bon entendeur...  

Infos complémentaires

  • Consultez le site : Peace and Lobe, le spectacle dynamique, illustratif, ludique et interactif !
  • Consultez le Kit pédagogique des risques auditifs